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Histoire du PASO DOBLE


A l'origine, c’est des « marches militaires espagnoles » que le paso-doble tire ses origines.

Au fil du temps, il perd un peu de son austérité et les classes populaires, qui s’en sont emparé, lui adjoignent diverses figures (des rotations, des promenades) empruntées aux danses traditionnelles alors en vogue : la jota, le boléro, la seguiriya et le flamenco.

Le paso-doble aurait pu demeurer une simple variante de ces danses, sans identité et sans reconnaissance.


Mais, un jour lors d’une corrida, un orchestre joue un air de paso-doble pour accompagner l’entrée des toreros dans l’arène. La musique, martiale et virile, correspond en tout point au cérémonial de la corrida et c’est un franc succès. Bientôt, l’idée fait son chemin et, dès le début du XIXe siècle, dans toutes les arènes on joue des paso-dobles en ouverture.


Les toreros ne sont pas en reste : ils entrent dans l’arène en esquissant quelques pas de danse et se livrent à diverses pantomimes de l’art de toréer pour mettre en scène et magnifier l’entrée du taureau. Après la corrida, les spectateurs se pressent dans les bals où, sur des airs de paso-doble, les hommes miment en dansant les postures de la tauromachie. La cavalière, quant à elle, sert de faire valoir en devenant dans l’imaginaire masculin – un rien machiste – la cape avec laquelle ces derniers esquivent vaillamment les assauts d’un taureau imaginaire…


Le paso-doble s’est définitivement construit une identité forte. La danse plaît ; elle est bientôt pratiquée dans de nombreux bals espagnols. Gagnant son indépendance par rapport aux corridas, elle ne tarde pas à traverser les Pyrénées. Les français, moins fervents aficionados, n’hésitent pas à codifier davantage le paso-doble pour en faire une danse de salon stylisée, tout en préservant sa symbolique. Ses figures de base portent d’ailleurs des noms français, tels « le huit » ou « la cape ». Ainsi estampillé de « bon goût » par les salons français, le paso-doble gagne bientôt les bals du monde entier.


ESPRIT ET PRINCIPES DE BASE

De la marche militaire, dont le paso-doble tire ses lointaines origines, la danse a conservé une posture droite et digne. Beaucoup de ses pas tiennent d’ailleurs de la marche, parfaitement cadencés par une musique au caractère martial dont le rythme est clairement marqué.

Les mouvements du paso-doble sont par ailleurs très répétitifs.

La posture est digne, mais elle invite le cavalier à être légèrement dominateur. Le paso-doble passe partiellement pour être une pantomime de la corrida, où le guideur se transforme, le temps d’une danse, en torero, pendant que le guidé, docile, devient entre ses mains la cape dont il use pour toréer.

Un ballet se noue alors avec un taureau imaginaire dont les assauts semblent marqués par la musique.


RYTHME MUSICAL

Le paso-doble est une danse à deux temps. À tout moment les danseurs peuvent délaisser une figure plus élaborée pour revenir à une simple marche.

Le rythme du paso-doble est strict et parfaitement marqué. La musique, hispanisante, propose souvent des chants inspirés du flamenco qui invitent les danseurs à se lancer dans des rotations – à deux temps toujours, il ne s’agit pas de contrefaire la valse.